JanguinouXaralé Yi
+5 000 élèves testés 4 344 dossiers pour apprendre · 1 086 mis de côté pour juger
Voir venir, plutôt que constater.

Ce que l'analyse sait, et ce qu'elle ignore

Treize modèles cherchent une seule chose : quels élèves sont en train de décrocher, assez tôt pour qu'on puisse encore y faire quelque chose. Voici comment ils sont mesurés — y compris là où ils n'apportent presque rien.

La méthode

Un modèle par moment de l'année

Prédire en octobre et prédire en mai ne sont pas le même problème : en octobre, il n'y a presque rien à lire ; en mai, tout est déjà écrit. Un modèle unique serait excellent en fin d'année et inutile au début — exactement l'inverse de ce dont une école a besoin.

Janguinou en entraîne donc treize, chacun sur ce qui est réellement connu à son moment : avant le premier devoir, après le premier devoir, avant la composition, et ainsi de suite jusqu'au second semestre.

  • 5 430 dossiers d'élèves au total
  • 4 344 servent à l'apprentissage
  • 1 086 sont écartés et ne servent qu'à juger
  • Les scores publiés ici sont mesurés uniquement sur ces 1 086

Le témoin : la moyenne toute seule

À chaque modèle est opposé un témoin : le classement obtenu en regardant seulement la moyenne pondérée, sans aucun apprentissage. La différence entre les deux est la seule réponse honnête à la question « est-ce vraiment de l'intelligence artificielle, ou un tableur déguisé ? »

Là où l'apport est réel

Le gain se concentre au début de l'année, quand la moyenne ne dit pas encore grand-chose : jusqu'à +0,077 avant le premier devoir du second semestre. En fin d'année, l'addition est presque faite — nous ne prétendons pas y apporter grand-chose.

Les mesures

Les scores, moment par moment

L'AUC mesure la capacité à classer correctement un élève en danger avant un élève qui ne l'est pas. 0,50 vaut le hasard ; 1,00 serait la perfection. La colonne « apport » compare le modèle au témoin : la moyenne pondérée, seule.

Moment de l'année AUC Témoin Apport
Avant le 1er devoir, semestre 10,759
pas de moyenne disponible
Après le 1er devoir, semestre 10,852
0,827+0,025
Avant le 2e devoir, semestre 10,877
0,827+0,050
Après le 2e devoir, semestre 10,888
0,868+0,020
Avant la composition, semestre 10,880
0,868+0,012
Après la composition, semestre 10,889
0,878+0,011
Avant le 1er devoir, semestre 20,955
0,878+0,077
Après le 1er devoir, semestre 20,962
0,939+0,023
Avant le 2e devoir, semestre 20,986
0,939+0,047
Après le 2e devoir, semestre 20,990
0,981+0,009
Avant la composition, semestre 20,996
0,981+0,015

Mesures du 17 août 2026, sur les 1 086 dossiers de test. 54,9 % d'entre eux sont des élèves réellement en difficulté : le hasard n'obtiendrait pas ces scores.

Le coach

Kooch Barma : des seuils, pas de la magie

Le coach ne devine pas. Il applique des règles écrites, que voici en entier — et il se tait quand aucune ne s'applique.

Ce qui déclenche un conseil

SignalSeuil
Moyenne sous la barre10/20
L'absence commence à peser1 cours sur 5
Décrochage, quelle que soit la moyenne2 cours sur 5
Une matière décroche du reste−3 pts
Chute d'un semestre à l'autre−2 pts
Devoirs et compositions divergent2 pts
Des notes qui sautentécart-type 3,5

Une matière qui décroche du reste

Le vrai signal n'est pas « sous 10 » : c'est l'écart avec son propre niveau. Un élève à 14 de moyenne qui a 10 en mathématiques a un problème de mathématiques. Lui dire « aucune matière sous la moyenne » revient à ne rien dire.

Ce qui marche est nommé aussi

Un élève qui gagne 1,5 point entre les semestres s'entend dire lequel, et pourquoi il faut l'écrire quelque part : c'est la méthode qu'il faudra reprendre l'an prochain. Un coach qui ne parle que des échecs finit par ne plus être lu.

Pourquoi ces règles-là

La première version rendait deux phrases, toujours les mêmes. Mesuré sur de vrais dossiers : un élève à 14,1/20 qui manquait deux tiers de ses cours recevait « maintenir le rythme suffit » ; un élève tombé de 12,4 à 7,8 s'entendait conseiller de « reprendre les bases » dans sa moins mauvaise matière ; et tout le monde recevait « un échange avec le professeur principal aidera » — vrai pour n'importe qui, donc utile pour personne. Un parent qui lit ça deux fois ne le lit plus la troisième.

Nos limites, écrites noir sur blanc

Un logiciel qui ne sait pas doit le dire

Une fausse alerte coûte cher : elle décrédibilise toutes les suivantes. Janguinou préfère se taire plutôt que deviner.

Aucune note ? « Pas encore évaluable »

Tant qu'aucune évaluation n'existe, l'écran l'affiche franchement. Il ne fabrique pas un risque à partir de rien.

Après les compositions, plus de modèle

En fin de second semestre, la situation est connue. On affiche un constat direct : prédire ce qui est déjà arrivé n'a aucun intérêt.

Jamais un score sans raison

Chaque estimation s'accompagne de ce qui l'a produite : le niveau des notes, leur évolution, l'assiduité. Un chiffre seul n'est pas une décision.

Ce que l'analyse n'est pas

Ce n'est pas un verdict sur un enfant, et ce n'est pas un outil de sanction. C'est un ordre de priorité : par où commencer quand on a trente élèves et deux heures. La décision reste au professeur, au surveillant général et au directeur, qui connaissent l'élève — ce qu'aucun modèle ne fait.

Au-delà du décrochage

Ce que l'analyse regarde aussi

La performance des professeurs

Résultats obtenus, progression des classes, assiduité aux séances. Un indicateur d'aide à la décision pour la direction, pas une note de service.

La cohérence des notations

Un professeur est comparé à lui-même dans ses autres classes — jamais à ses collègues, qui n'enseignent ni la même matière ni au même niveau.

Le climat d'une classe

Moyennes, dispersion, assiduité, évolution d'un devoir à l'autre : ce qui distingue une classe en difficulté d'une classe qui décroche.

Voir l'analyse tourner sur vos élèves

Les modèles s'appliquent dès que les premières notes sont saisies. Aucun réglage à faire : ils savent déjà à quel moment de l'année ils se trouvent.